Contes et légendes, UNtégration, du 13 novembre 2024

Comme chaque jeudi post cercle d’UNtégration, retrouve les contes et légendes partagés durant la soirée. Ce mois, les thèmes abordés étaient le taureau ainsi que la culpabilité, la honte, la punition et le moteur maltraitant. Tu peux trouver la date du prochain et dernier cercle de l’année sur cette page.

Energies du moment

 La tumultueuse énergie des éclipses s’en est allée, mais nous ne sommes pas revenus au calme pour autant. Est-ce que toi aussi tu as beaucoup de rêves en ce moment ? Qui plus est complétements WTF ? C’est en tous cas mon cas. Si c’est également le tiens je t’invite à régulièrement les noter, non seulement tu pourras y revenir plus tard, mais en plus, le fait de les noter fera en sorte que tes rêves seront de moins en moins évanescents, ou du moins, tu t’en souviendras plus facilement au réveil. Nous vivons une période de grands changements, notre occident au bord du gouffre saura-t-il prendre les leçon de son passé et de ces erreurs ? Vu la géopolitique récente, il semble que non. De mon point de vue, cette apogée du monde à l’envers et du non-sens est justement là pour nous montrer à quel point nous ne pouvons plus attendre un réveil de nos dirigeant ou un quelconque sauveur extérieur. Il est grand temps de se retourner vers notre propre sagesse UNtérieur, cette petite voix te murmurant le juste chemin et les justes actions à prendre pour toi m’aime. Et oui, cette petite voix, contrairement à tes peurs et tes conditionnements, n’impose rien, n’exige rien, elle propose, toujours. A toi de discerner. Personnellement, le meilleur moyen que j’ai trouvé de discerner mon intuition des autres “voix” plus tyranniques est la suivante : L’intuition n’a pas le temps d’être formulée dans ma tête, elle est instantanée et je sais déjà l’ensemble de l’info avant que mon mental ne puisse y traduire en paroles, tandis que les autres voix, elles, font de grands discours, de grands raisonnement par A+B. J’espère que c’est clair pour toi. J’entends souvent dire “mais moi je n’entends pas” et c’est faux. Tu entends, toujours, tout le temps, mais tu ne donnes pas suite. Pour plus d’informations et d’explications, je t’invite à consulter cette page rédigée par l’une de mes grandes enseignantes, Lucile Houssin aka Lulumineuse, qui m’a été d’une aide IMMENSE dans mon chemin de reconnexion à cette petite voix.

Mythes et légendes du Taureau

Le taureau blanc & Le Minotaure - Grèce antique

L'un des mythes associés au Taureau dans la mythologie grecque concerne à nouveau une infidélité de Zeus, le roi des dieux, et une belle princesse phénicienne nommée Europe. Zeus, comme tous les 4 matins, se réveil amoureux d’Europe. Afin de la conquérir en passant inaperçu décide de se changer en magnifique taureau blanc et de l’approcher doucement alors qu’elle joue près de la mer. Europe est honorée de se voir approcher de si près par un animal aussi majestueux et s’en trouve immédiatement séduite. Elle décide de voir si la bête se laisse monter, et le majestueux taureau blanc accepte, l’emmenant par-delà les vagues jusqu’en Crête. Arrivés à destination, Zeus reprend sa forme originelle. La liste des enfants illégitimes de Zeus est alors rallongée de 3 beaux enfants. Ce mythe nous explique le nom de notre contient ainsi que les symboles de force, de sensualité et d’attraction associés au taureau.

Un autre mythe, sans doute l’un des plus connu, associé au taureau est celui du Minotaure, la créature mi-homme, mi-taureau. Une fois n’est pas coutume, celui-ci provient d’une colère divine envers l’homme, en l’occurrence Minos, le roi de Crête.

Celui-ci se vit offrir par Poséidon, à sa demande, un magnifique taureau blanc le jour de son accession au trône de crête afin de symboliser sa royauté et assurer un règne prospère et abondant. Cependant, et comme la tradition le voulait, Minos était supposé sacrifier la majestueuse bête aux dieux, chose qu’il ne fit pas, tant il admirait ce merveilleux taureau blanc. Il n’en fallut pas plus pour déclencher la colère de Poséidon.

En guise de vengeance, le dieu bafoué fit en sorte que l’épouse de Minos, Pasiphaé, tombe amoureuse du taureau blanc, et celle-ci, en proie à une passion incontrôlable, se tourna vers un inventeur du coin, Dédale, et lui demanda de concevoir quelque chose lui permettant d’assouvir son désir envers la majestueuse bête. Dédale construisit alors une vache en bois dans laquelle la reine pu se cacher afin d’être fécondée par le taureau. De cette union contre-nature naquit un monstre tout aussi contre-nature, le Minotaure.

Le rois Minos, horrifié par cette créature, ordonna à Dédale de construire un labyrinthe si complexe et si vaste que jamais le Minotaure n’en ressortirai, ni aucun humain y entrant d’ailleurs.

Parallèlement à cette histoire, le roi gagna une guerre contre Athènes et décida que chaque année, sept jeunes hommes et sept jeunes femmes d’origine athénienne devraient être offerts en tribut au Minotaure. Ces malheureux jeunes gens furent envoyés en sacrifice dans le labyrinthe afin d’y être dévorés par la bête.

C’est à ce moment qu'entre en scène le célèbre Thésée, prince d'Athènes, qui décide de mettre fin à ces sacrifices infâme, bien décidé à tuer le Minotaure. Il se porte alors volontaire pour être l'un des jeunes hommes envoyés en Crète.

Lors de son arrivée à la cour du roi de Crète, Ariane, la fille de Minos, tombe immédiatement amoureuse de lui. Elle souhaite l'aider dans sa quête et lui donne en secret une pelote de fil, le célèbre fil d’Arianne, moyen simple mais astucieux qui lui permettra de retrouver son chemin dans le labyrinthe. Elle lui conseille de dérouler le fil à mesure qu'il s'enfonce dans le labyrinthe, afin de ne pas se perdre et pouvoir ressortir après avoir tué la créature.

C’est ainsi que Thésée parti triompher du Minotaure, revenant sain et sauf auprès de sa belle Arianne.

Une alternative à ce mythe, proposé par notre chère Alice Bailey, est celui proposant Hercule comme capturant le taureau lors de son deuxième travail. Pour mémoire, Hercule effectue 12 travaux afin de se repentir du meurtre de sa femme et de ses enfants lors d’un accès de folie.

Le travail d'Hercule consistait donc à capturer le Taureau de Crète, une tâche extrêmement difficile étant donné la force et la nature indomptée de l'animal. Hercule, par sa force physique et sa persévérance, réussit à maîtriser le taureau et à le ramener vivant, en dépit des dangers et des obstacles. Ce travail montre la confrontation avec une énergie brute et indomptée, un peu comme celle du Taureau dans l'astrologie, et la nécessité d’imposer une certaine maîtrise sur cette puissance.

L’idée de capturer le Taureau reflète une métaphore de dominer l’instinct primitif ou la force brute qui peut parfois mener à l'excès de matérialisme ou de sensualité, des aspects qui peuvent être des pièges du Taureau. Le travail d’Hercule nous invite à regarder en nous-mêmes, à examiner nos propres désirs et à apprendre à les canaliser de manière constructive, plutôt que de les laisser nous contrôler de façon déséquilibrée.

Dans cette optique, le travail d'Hercule associé au Taureau nous parle aussi d'un processus de transformation intérieure : capturer le taureau symbolise la nécessité de maîtriser ces forces intérieures pour pouvoir avancer dans une direction plus élevée, plus spirituelle. Le Taureau étant un signe lié à la terre et aux valeurs matérielles, ce travail met en lumière l’importance de l’ascension spirituelle tout en restant enraciné et connecté à la réalité terrestre. Le taureau, dans ce sens, pourrait aussi être vu comme un obstacle que l'âme doit surmonter pour atteindre la sagesse et l'harmonie intérieure.

La Légende du Bison Blanc Sacré - Peuple Lakota et autres tribus amérindiennes

La légende du Bison Blanc est à la fois une légende et une prophétie racontant la venue d’un être divin sous la forme d’un bison blanc, un animal d’une grande puissance symbolique. L’histoire varie légèrement selon les tribus, mais les principaux éléments et symboles restent les mêmes, et je vais te les conter.

Il y a très longtemps, dans les plaines infinies d'Amérique du Nord, les peuples amérindiens vivaient en harmonie avec la nature et les animaux. Ils respectaient profondément la terre, les animaux et les esprits qui les habitaient.

Un jour, dans la tribu Lakota, alors en proie à des conflits internes dû au manque de ressources alimentaires, le chef décida d’envoyer un jeune guerrier en quête de sagesse et de conseils spirituels afin de résoudre cette mauvaise passe.

Guidé par un rêve puissant qu’il fit la nuit suivant s’être vu confier cette mission capitale, il parti seul dans les montagnes en quête de réponse. Lors de son voyage, il rencontra une merveilleuse apparition. Une femme magnifique et mystérieuse, vêtue de fourrure blanche, qui se présenta comme l’esprit d’un bison, créature sacrée dans la culture Lakota. La femme lui révéla qu’elle était envoyée par les esprits supérieurs afin de porter un message de paix, d’unité et de prospérité à son peuple. Mais pour accéder à cela, la tribu devait apprendre à respecter la Terre, les animaux et les traditions. S’en suivirent alors de longues heures d’enseignements pour le jeune guerrier, au terme desquelles la femme lui remis un précieux cadeau, une peau de bison blanche, pure et sacrée. Elle lui enseigna qu’a partir de cette peau, les Lakotas pourraient fabriquer des tambours et des objets rituels afin de renforcer leur connexion avec le monde spirituel, particulièrement l’esprit du bison, symbole d’abondance et de connexion à la Terre. La femme lui expliqua que le bison blanc incarnait également la force, la sagesse et la protection. Enfin, elle lui rappela l’importance de vivre en harmonie avec la nature et de respecter la relation entre l’homme et le monde spirituel.

Avant de partir, la femme donna une dernière instruction au jeune guerrier, lorsqu’il reviendra à sa tribu, il devra partager non seulement l’enseignement reçu avec tout son peuple, mais également la peau de bison blanche et leur transmettre le message de paix et de solidarité. Il devra leur enseigner que tant que l’esprit du bison blanc restera sacré et honoré, le peuple Lakota vivra dans la prospérité, la paix et l’harmonie.

Le bison blanc est ainsi devenu un symbole très puissant pour les Lakotas et pour d’autres peuples des Plaines. Il est perçu comme un signe de l’unité du peuple et de sa relation sacrée avec la Terre. Le bison blanc incarne aussi la prospérité, la guérison et le renouveau. On raconte que si un bison blanc naît dans la nature, c'est un signe que de grands changements sont à venir, souvent porteurs de paix et de bénédictions pour le peuple.

De nos jours, la peau de bison qui est souvent utilisée dans les cérémonies et les danses traditionnelles, représente non seulement la protection et la puissance, mais aussi la sagesse spirituelle et l'équilibre. C'est un lien direct entre le monde humain et spirituel.

Enfin, certaines versions de la légende du bison blanc prévoient que l’apparition du bison blanc sacré marque une époque de grand changement, une ère de renouveau spirituel et de reconnexion avec les anciennes traditions. Lorsque le bison blanc réapparaîtra, il marquera un moment où les peuples retrouveront un équilibre perdu et où un grand changement spirituel aura lieu.

Plot twist, un bison blanc est justement né en juin 2024 au parc de Yellowstone (voir cet article). Cet évènement nous rappelle que nous vivons actuellement des temps sacrés annoncés par beaucoup de prophéties issues d’autres traditions et religions.

Evidemment, aux temps des mythes et légendes, le bœuf et le taureau n’avaient pas encore été importés par les conquistador ou l’empire britannique sur le continent américain, raison pour laquelle les mêmes symbolismes d’abondance, d’ancrage et de connexion à la Terre sont représentés par deux animaux différents et portant pourtant les similitudes anatomiques d’êtres de belles bêtes lourdes, fermement ancrées dans le sol, avec deux cornes vissées en direction du ciel et fournissant à l’homme non-seulement de quoi se nourrir, mais également de quoi se vêtir (peau), de quoi se chauffer (graisse) et de quoi fabriquer de nombreux outils (os et sabots). Dans ses polarités négatives, ces animaux nous parlent de matérialisme à l’excès, d’immobilisme (et oui, va essayer de bouger un taureau qui ne veut pas avancer) et de lourdeur.

Alors, à la lumière de la prophétie Lakota et de cette ère de grands changements, seront-nous êtres abondants et vivants en harmonie ou des bêtes matérialiste et immobiles ?

Je te laisse avec cette réflexion, à tout bientôt !

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