Contes et légendes, UNtégration du 26 juin 2024
Comme chaque jeudi post cercle d’UNtégration, retrouve les contes et légendes partagés durant la soirée. Ce mois, les thèmes abordés étaient le capricorne, signe dans lequel se trouvait la pleine lune, le jour du Solstice d’été, un petit tour d’horizon des calendriers de notre humanité, l’amour, le plaisir et l’argent. Tu peux trouver la date du prochain cercle sur cette page.
Solstice d’été et calendriers humain
Jeudi 20 juin, jour le plus long de l’année 2024.
Selon notre calendrier Grégorien l’été est arrivé de bonne heure, soit le 20 juin quand habituellement il se situe entre le 21 et le 22 juin.
Au niveau énergétique, ça ne change rien étant donné que dire « le premier jour de l’été c’est le 21 juin » est un concordat humain.
De plus, notre calendrier, notre façon de diviser le temps, n’est pas parfaitement synchronisée avec la rotation de la terre. D’où les années bissextiles pour « rattraper » ce décalage.
C’est le premier jour de l’été lorsque dans notre hémisphère, le pic de duré de luminosité est atteint, et que dès le lendemain, les jours se mettent à raccourcir. Lorsque le rayonnement solaire reçu, l’énergie yang, la polarité masculine entame son déclin et que l’obscurité, l’énergie yin, la polarité féminine recommence son ascension. Certains peuples ont reçu l’UNspiration, l’idée d’empiler quelques gros cailloux afin de pouvoir définir les équinoxes en fonction de la position du soleil à son lever, c’est du côté de Stonehenge, de l’Amérique latine et aussi en Asie et c’est vachement sympa.
Notre civilisation actuelle, elle, s’est conformée à la réforme catholique de 1582 qui s’est progressivement répandue dans tout l’occident en adoptant le calendrier Grégorien, scindant l’année en 12 mois d’environ 30 jours. Son prédécesseur, le calendrier Julien, introduit par Jules César en 46 av. J.-C, est comme le calendrier Grégorien, basé sur les mouvements apparents du Soleil.
Ailleurs dans le monde, aux même époques, on suit un calendrier lunaire de 29 à 30 jours qui fait que chaque 1er du mois est une nouvelle lune. Ce calendrier, dit hégirien est celui encore utilisé par les Musulmans ainsi que par certaines traditions dites païennes. Tu sais qui d’autre utilise encore un calendrier lunaire ? La crème de la crème des agriculteurs, maraîchers et cultivateurs en tout genre, ceux qui utilisent le calendrier biodynamique afin de prendre soin de leurs cultures en accord avec les lois terrestres et cosmiques.
Donc le solstice d’été, apogée de la course du soleil dans la voûte céleste du côté de notre hémisphère. Les énergies masculines d’action, de rayonnance, de feu, de matérialisation et d’expansion ont touché leur paroxysme.
Alors que nous, humains, sommes mentalement encore dans cette puissance d’extériorisation, la saison des terrasses et des soirées à rallonge ne faisant que commencer, cette énergie solaire recommence pourtant son déclin. Nous sommes désormais sur le chemin de l’obscurité, du replis et du repos, tout comme les jours commençant déjà à se raccourcir. Les énergies yin, féminines et lunaires de l'introspection commencent quand à elles leur lente ascension jusqu’au retour de l’hiver dont l’équinoxe verra la renaissance des énergies yang, masculines et solaires dans un éternel recommencement.
Tu l’auras compris, bien que nous soyons baignés dans une énergie solaire et masculine paroxystique, la pointe de yin lunaire et son obscurité peuvent se ressentir en arrière plan, se manifestant comme une sensation de tristesse et une envie de repli.
Ecoute-toi et respecte cette sensation, les énergies solaires encore très présentes la dissiperont vite si tu l’accueilles avec bienveillance.
Les Mythes du Capricorne
Si certains signes sont associés à des mythes et légendes connus, tel que le Sagittaire lié à Chiron le Centaure (dont tu peux retrouver les mythes ici), le capricorne, lui, se distingue par une mythologie obscure.
En effet, plusieurs mythes distincts semblent être à l’origine de cette chimère du zodiaque, mi-chèvre, mi-poisson aux énergies de terre glacée dont la saison s’ouvre au solstice d’hiver.
Rien que dans sa représentation, le capricorne porte plusieurs symboliques dont la principale selon moi est cet équilibre ancrage terre-mère et connexion ciel-père, signifié par la moitié chèvre représentant l’ancrage et la queue de poisson la connexion aux mondes subtils. C’est l’initié aussi bien capable d’atteindre les plus hauts sommets que de plonger dans les abîmes infernaux. Retiens-bien cette symbolique, car elle est présente partout étant donné que nous sommes nés dans son ère, celle du Poissons. Poissons = Spirituel, connexion, mondes invisibles, l’occulté et le mysticisme.
Une autre représentation du Capricorne de moins en moins répandue, est celle de la chimère mi-chèvre, mi-corne d’abondance. La symbolique reste la même selon moi, la corne d’abondance pouvant être lue comme un représentation de la manne universelle invisible à laquelle nous sommes tous connectés.
Le mythe de Zeus et du bouclier d’Athéna
Le premier mythe du capricorne est relié aux premières années de la vie de Zeus. Celui-ci, considéré comme le rois des dieux de l’Olympe, est le fils de Chronos et Rhéa, titans de leurs états.
Si vous connaissez la mythologie grecque, vous savez que côté parentalité, c’était pas fou chez les dieux. Chronos nous le démontre une fois de plus en ayant pour habitude de dévorer ses enfants, de peur d’une prophétie ayant fait état de son détrônement par l’un d’entre eux.
Rhéa décide alors de tenter sa chance et de sauver l’un d’entre eux, notre cher Zeus. Elle remplace son nourrisson par une pierre qu’elle offre à Chronos avant d’envoyer le petit Zeus en Crête, à l’abris de son père furibond. En Crête, Zeus est alors élevé et nourri par une chèvre, Amalthée.
Un jour, Amalthée se casse une corne et les nymphes décident de la remplir de fruits afin de l’offrir à Zeus. Il est dit que de cette légende est née la Corne d’abondance.
Lorsque Amalthée mourut, afin de toujours bénéficier de sa protection, il se fit un bouclier avec sa peau, son célèbre Egide. Ce bouclier, également orné d’une tête de gorgone, fut offert à Athéna, sa fille, déesse de la Sagesse et des arts de la guerre.
Bien des temps après, lorsque Zeus et les dieux de l’Olympe eurent triomphé des titans, il envoya Amalthée dans le ciel pour la remercier, et celle-ci devint la constellation du Capricorne.
Le mythe du dieu Pan
Pan est un dieu dont la paternité ne fait pas l’unanimité. Certaines légendes le disent fils d’Hermès et d’une nymphe comme les récits d’Hérodote, d’autre de Gaïa (la Terre) et d’Ouranos (le Ciel) ou encore d’Ulysse et de Pénélope.
Dans tous les cas, Pan se voit le descendant du courage, de la connaissance, de l’initiation, de la ruse et de l’abondance. Il est le dieu de la fertilité (créativité), de la joie et de l’espièglerie. C’est également le guide des bergers et un culte lui est voué dans toute la Grèce en tant que génie de la nature sauvage et dieu de la vie universelle.
Il est dit que Pan naquit avec des cornes et des sabots de boucs, c’était un satyre. Sa mère, horrifiée, l’abandonna sur le champs à sa naissance. C’est ainsi qu’il fut récupéré par Hermès afin d’être élevé parmi les dieux de l’Olympe.
Pan était espiègle, rusé et un grand amateur de musique. Il est également dit que c’était un grand adepte des plaisirs de la chaire, tant et si bien que sa descendance en fut nombreuse et nébuleuse. Ce dieu Satyre est également à l’origine de plusieurs instruments car c’était un musicien extrêmement doué. Sa connaissance de la science du son (de sa vibration) octroya à l’Olympe la victoire lors de la guerre contre les titans.
C’est ainsi que Rhéa, reine des titans et folle de rage de leur déroute, envoya sur l’Olympe un monstre effrayant nommé Typhon. Pan l’aperçu au loin, décida de se changer en poisson et de plonger au fond de l’océan afin de s’en protéger. Mais dans la précipitation, il loupe sa transformation qui n’abouti qu’à moitié et passe le reste de sa vie mi-bouc mi-poisson. Il a Pan-iqué.
Oui le mot panique trouve bien ses origines auprès du dieu Pan. Et c’est sur cette petite perle de culture G que je te remercie d’être passé par ici !