C’est quoi une pensée ?
Salut à toi !
Aujourd’hui, je vais détailler un sujet déjà abordé lors d’un cercle d’UNtégration dont le thème était Les transmissions matérielles et immatérielles. A vrai dire, j’ai l’ébauche de cet article en stock depuis juin, car c’est ainsi que je fonctionne; Lorsque j’ai une idée, je rédige l’idée, puis elle reste en stand-by dans mes brouillons quelques semaines/mois, le temps de trouver matière à étoffer ou affiner.
Donc, l’idée, point de départ de toute réalisation. Tout commence par une idée. Mais une idée, ça fonctionne comment ? Est-ce généré par notre cerveau ? Un pur produit de notre propre psyché ? Ce n’est pas mon point de vue, ni mon expérience. Comme partagé lors du cercle, c’est l’égo qui pense avoir des idées, le personnage. De mon point de vue, l’idée est plutôt quelque chose que l’on capte et qui peut être captée par toute personne en disponibilité de la recevoir. Laisse-moi étayer cette théorie.
Selon moi, du point de vue de l’individu, « Avoir une idée » est faux. Inventer quelque chose aussi. C’est la personnalité, l’égo qui a cette vision. Recevoir ou capter une idée est plus juste, pour ensuite la matérialiser. D’ailleurs, les artistes parlent de « puiser l’inspiration » pas de la générer. L’inspiration et les idées sont issues d’un grand réservoir auquel nous avons tous accès et sommes tous plus ou moins connectés.
Einstein savait très bien qu’il n’avait pas vraiment d’idée ou inventé quoi que ce soit. Einstein disait que chaque idée était soufflée à la bonne personne au bon moment. De ses propres paroles, il a reçu E=MC2 un matin, comme ça tel quel. Il savait que c’était juste et important, mais il ne savait pas pourquoi ni comment. Il a ensuite passé les mois suivants à chercher la logique et les calculs derrière cette formule avant de la présenter au monde telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Michael Jackson, lors d’une interview où on lui demandait pourquoi il réveillait son équipe pour enregistrer au milieu de la nuit lorsqu’une musique lui venait répondit « Car si je ne l’enregistre pas, Prince le fera le lendemain ». Ce que je comprends, c’est que l’idée cherche à être matérialisée et passera par un artiste ou l’autre, au premier qui sera disposé à la mettre au monde.
Ça ne t’es jamais arrivé d’entendre quelque chose et de dire “je pensais justement à ça” ou l’inverse ? Moi ça m’arrive très souvent. Et c’est à l’écriture de ces lignes que je me remémore plusieurs instants de pensées partagées avec mes proches. Une fois, j’étais dans la cuisine, j’habitais alors avec mon compagnon de l’époque, je pensais à une musique et il s’est mis instantanément à la fredonner. C’est arrivé plusieurs fois. Je capte maintenant ce qu’il se passait dans ces moments. Magique.
Mon dernier argument pro réservoir d’idées est culinaire. Pourquoi ne peut-on exactement dire où et quand ont été inventés les pâtes ? Ou la pizza ? Ou le pain ? Ou les frites ? Comment ces inventions ont-elles pop-up à la même période dans divers endroits du monde ? Il en va de même pour la roue ou les maisons en brique. Pour moi la réponse est simple : Quand l’Humain est prêt, les plans d’en-dessus viennent ajouter de nouvelles idées à ce réservoir. Alors l’humanité y a accès simultanément et ces idées peuvent se matérialiser aux 4 coins du monde.
C’est la société du personnage qui dit et veut nous faire croire que chacune de ces inventions a été créé par l’esprit mental d’une seule personne à un seul endroit. N’est-il pas pratique de laisser penser que seul un génie puisse inventer quoi que ce soit ? Que seul un humain particulier, un élu, puisse générer de brillantes idées ? Puis de faire de cette figure une représentation élitiste inaccessible à l’humain lambda quand en réalité, le génie n’est pas un caractère inné mais une question de disponibilité mentale. Qu’est-ce que j’entends par disponibilité mentale ? Classic métaphore time: Tu ne peux pas remplir une coupe déjà pleine, et Dieu sait qu’elles débordent souvent de bullshit nos coupes. Autrement dit, pendant que tu es préoccupé par le drama extérieur, les malheurs du monde, ta liste de course, tes missions du weekend, l’inquiétude pour ta BFF et son énième loser, ton prochain repas de famille qui t’angoisse, la guerre, ton job ainsi que la pelletée de croyances limitantes et d’histoires que tu te racontes, l’inspiration, elle, essaie de te contacter, mais ta ligne est constamment occupée. Exemple très concret issu de ma vie de tous les jours : Je suis dans mon canapé en train de jouer à la console (oui, je reste une geek) lorsqu’on m’interpelle sur le thème du prochain cercle d’UNtégration. Là, j’ai l’audace, yeux rivés sur mon écran de lâcher un “je sais pas, j’ai pas d’inspi”. A cet instant, on me hurle dans l’invisible “T’AS MÊME PAS CHERCHÉ À ÊTRE DISPO POUR RECEVOIR !”. All right guys, j’ai capté. J’éteins l’écran, me pose au calme, et presque instantanément je commence à recevoir. Là, c’était juste une question de me rendre disponible, mais ça ne fait pas tout.
Lorsque tu apprends à chasser les pensées négatives, limitantes ou obsédantes pour créer un espace de paix en toi, alors tu crées également de l’espace pour recevoir les hautes inspirations du monde des idées. Nous ne faisons que capter et matérialiser, constamment. Ce peut être une recette, un objet, une peinture, un conseil avisé, une crainte, une parole encourageante, un tableau, une charge émotionnelle... Fait est que nous sommes plongés dans le monde des idées et que nous en transmettons sans cesse. En partageant une idée, nous lui donnons vie et la nourrissons, c’est la base même des égrégores. Un égrégore est une idée qui a été tellement nourrie qu’elle en devient puissante et indépendante, c’est une forme-pensée pouvant s’infiltrer bien plus facilement qu’une “simple” idée. Et il est grand temps de commencer à prêter attention aux idées que l’on véhicule nous-même au quotidien. Comme entendu dans le film Mange, prie, aime “Tu dois apprendre à choisir tes pensées de la même façon que tu choisis tes habits” et c’est valable pour les idées que tu captes décides transmettre.
Typiquement, quand t’es sur l’autoroute à 120 km/h et que la petite pensée “et si je donne un coup de volant ?” ou le “et si je sautais ?” qui te vient lorsque tu es sur un balcon en hauteur, ces pensées appelées pulsions de mort par Freud ou pensées intrusives, à priori, si tu lis ces lignes, c’est que tu n’y a jamais donné suite. Tu vois, t’en es capable ! Et en plus, si tu ne savais pas qu’on a tous ce genre de pensées, tu sais maintenant que tu n’es pas fou ou suicidaire. De rien, c’est cadeau. De la même manière, lorsqu’un proche te partage un projet, souvent, les premières idées que tu captes vont être liées à la peur. Si tu décides de ne pas y donner suite, alors les encouragements et la curiosité peuvent surgir. Exemple : Généralement, lorsque je partage le fait de souvent voyager seule dans des pays lointains, la première phrase que je vais recevoir va être “mais t’as pas peur qu’il t’arrive quelque chose” ou “t’es courageuse, moi je ne pourrai jamais voyager seule”. Et voilà, une magnifique coupe déjà pleine de peur et de croyances limitantes qui n’est plus capable d’entrevoir la beauté et la liberté de la capacité de voyager solo. J’ai eu la chance d’avoir une maman ayant des craintes, mais aussi confiance en moi et en la vie, et ayant toujours refusé de me transférer ses peurs, ce qui fait que mon premier voyage totalement solo, je l’ai fait à 20 ans, en Thaïlande, alors que ce projet aurait pu être totalement noyé par les coupes pleines de craintes de mes proches.
Alors la prochaine fois qu’un proche vient plein d’enthousiasme ou même de crainte te parler de son projet ou d’une idée, assure-toi de remplir sa coupe de bienveillance et d’encouragements. Pour ça, il te suffit simplement de surveiller tes pensées et de constater si elles sont liées à de la peur, et juste ne pas y donner suite. Alors oui c’est simple et simple ne veux pas dire facile, mais tu verras que lorsque tu constates sans partager, très vite les idées “low vibe” font place aux pensées lumineuses qui elles, valent la peine d’être véhiculées et transmises. Apprendre à surveiller ses pensées est un taff plein temps, surtout au début, mais je sais qu’on a tous la capacité de le faire et que cela devient de plus en plus facile au fur et à mesure. Après je ne vais pas te mentir, même en ayant l’habitude, on se retrouve parfois pris dans une spirale de la lose sans s’en rendre compte immédiatement, ce qui m’est arrivé pas plus tard qu’hier. Un vrai drama de mon personnage qui s’est pris un peu trop au jeu de l’humanité décadente et de l’absurdité de l’existence. Heureusement, j’ai autours de moi des proches capables d’accueillir ces états lorsqu’ils se présentent et m’aident à me recentrer. Ce matin, tout était revenu à la normale.
Résumons : tu ne génères pas d’idées, elles te sont soufflées en fonction de ta disponibilité depuis le grand réservoir des idées. Etant donné que l’on attire ce que l’on vibre, c’est ton état mental qui définit quel type d’idée tu vas pouvoir recevoir. Les idées sombres étant plus lourdes (donc plus proche de la matière) se reçoivent plus facilement que les idées lumineuses et se fraient facilement un chemin, peu importe ton état d’encombrement mental. Les idées lumineuses, elles, se reçoivent lorsque tu es en état de paix, de créativité ou de joie, loin de toute préoccupation, genre Archimède dans son bain ou Michael Jackson dans son sommeil.
Alors dès aujourd’hui, prête attention aux idées qui te sont soufflées, mets un stop aux idées sombres lorsqu’elles se présentent et ne diffuse que les idées lumineuses, encourageantes et bienveillantes. Imagine juste deux minutes si nous faisons tous ça le monde dans lequel on vivrait. L’utopie serait alors réalité…
A tout bientôt !